L’École des Beaux-Arts de l’Indochine : pourquoi ce marché continue de monter
- 29 avr.
- 2 min de lecture
Depuis plusieurs années, les artistes issus de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine occupent une place centrale sur le marché asiatique. Cette dynamique ne relève pas d’un effet de mode, mais d’un mouvement de fond.

Fondée en 1925 à Hanoï, l’école introduit une formation académique occidentale tout en intégrant des techniques locales, à savoir le laque, soie, pigments naturels. Cette hybridation produit un langage artistique unique, immédiatement identifiable.

LUU VAN SIN (1905-1983) "Les fumeurs", 1936 Huile sur toile Signé et daté en bas à gauche 70 x 89 cm Adjugé à 200 000 €
Les grands noms tels que Lê Phổ, Vũ Cao Đàm, Mai Trung Thứ, Phạm Hậu, sont aujourd’hui solidement installés sur le marché international. Mais au-delà de ces figures, c’est tout un corpus qui gagne en visibilité.
Plusieurs facteurs expliquent cette montée. D’abord, une redécouverte locale. Le Vietnam développe activement son marché de l’art, avec une nouvelle génération de collectionneurs. Ensuite, une structuration progressive : expositions, publications, certifications, ventes spécialisées.

LE PHO (1907-2001) "Pivoines", vers 1937-1942 Encre et couleurs sur soie collée sur carton Signée en noir et avec caractères, ainsi que cachet de l’artiste en bas à droite Encadrée sous verre 62 x 46 cm Adjugé 225 000 €
Enfin, une rareté réelle. Beaucoup d’œuvres ont été dispersées au cours du XXe siècle, souvent hors d’Asie. Leur retour sur le marché reste limité, ce qui soutient mécaniquement les prix.
Pour les collectionneurs, l’enjeu est aujourd’hui double : identifier les œuvres de qualité au sein d’un corpus large, et sécuriser les attributions dans un marché où les erreurs restent fréquentes.

Le Van De (1906-1966) "Femme se coiffant" Fusain et crayon sur papier Signé et daté 1930, localisé Hanoi en bas à droite Encadré sous verre 64 x 53,5 cm (Petits trous) Adjugé 56 000 €



Commentaires